« Ce sont des branleurs ! » : Olivier Marchal se confie sur Pax Massilia, la nouvelle série Netflix sur Marseille

Pascal Durand

Paz marseilla

Des rues marseillaises grouillantes aux lumières tamisées des postes de police, la nouvelle série Netflix, Pax Massilia, signée Olivier Marchal, promet de nous plonger dans un polar haletant et nerveux, où la ligne est floue entre le bien et le mal. Attendue avec impatience, cette création se veut différente et surprendra sûrement ceux habitués aux œuvres sombres et profondes du réalisateur de 36 quai des Orfèvres.

La genèse du projet

Derrière le décor poignant d’une Marseille en proie à l’ébullition se trouve Lyès, chef d’une bande de policiers aussi ardents que surveillés. Le tournage, procédant parfois avec improvisation, a poussé Olivier Marchal à se surpasser, concluant l’expérience « bien ruiné par la fatigue ». Ce sentiment mêlé d’épuisement et de passion transparaît dans l’authenticité de chaque plan, chaque dialogue de la série.

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Un renouveau créatif

La nouveauté réside dans la collaboration avec des scénaristes jeunes et pleins d’entrain, semblant être nourris d’action pure à l’image des mangas qu’ils affectionnent. Marchal, le vétéran du polar, s’est vu rejeter un peu de psychologie dans ses scénarios, comme pour équilibrer le trop-plein d’actions, résultat d’une jeunesse énergique et sans limites, des esprits qui, parfois, peuvent être qualifiés de Ce sont des branleurs!

Un casting jeunesse à double tranchant

La dynamique sur le plateau a été particulièrement influencée par la jeunesse des acteurs, qualifiés par le réalisateur lui-même avec l’expression franche et ironique : « Ce sont des branleurs ! » Mais loin de leur attribuer un manque de sérieux, il sous-entend plutôt une certaine nonchalance, alliée à un travail assidu, la recette même de la première soirée du casting, se terminant aux aurores, signe d’une victoire collective.

La complexité des personnages

Pour Marchal, la complexité humaine est une source inépuisable d’inspiration, rejetant toute dichotomie simpliste entre bons et méchants. Les rencontres avec son public l’amènent à cette révélation personnelle : « Ce sont des branleurs ! » pourrait-il répondre à ceux qui le voient comme « un mec bien ». Humain, donc, falible. Et c’est cette imperfection intrinsèque à chacun qui donne une saveur particulière à ses personnages, perpétuellement sur le fil.

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Hors des sentiers battus

Frustré par le silence d’un voyou sur les dessous de la cavale, Olivier Marchal a avoué sa volonté d’explorer ce territoire inconnu dans le polar. Entre la curiosité du réalisateur et le désir de briser les tabous, le futur nous réserve peut-être une plongée dans ce monde obscur, où « Ce sont des branleurs ! » pourrait bien devenir un adage, synonyme de complexité et d’authenticité dans le récit de vie des bandits d’honneur du grand écran.

Crédit photo : BA Netflix Paz Masillia

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