Hannibal, le nouveau thriller de Netflix, choque la Tunisie

Pascal Durand

Tunisie

Quand l’histoire rencontre le grand écran, les passions s’enflamment et le divertissement prend une tournure inattendue. C’est le cas de la prochaine superproduction de Netflix qui promet déjà de faire couler beaucoup d’encre bien avant que la première caméra ne soit mise en marche. Le choix controversé de l’emblématique Denzel Washington pour incarner le général carthaginois Hannibal Barca alimente les débats, agitant aussi bien la toile que les hautes sphères politiques en Tunisie.

Choix de casting sous les feux de la critique

La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre dans l’arène culturelle tunisienne – Denzel Washington, l’acteur au talent reconnu mondialement, serait prévu pour prêter ses traits à Hannibal Barca, figure emblématique de l’histoire antique méditerranéenne. Bien que sa renommée soit indéniable, le casting a été reçu avec un mélange de scepticisme et d’indignation. Certains estiment que Washington n’est pas le choix idéal pour une représentation fidèle à la réalité historique, pointant du doigt son âge et sa couleur de peau comme potentielles discordances avec le personnage qu’il doit jouer.

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Des débats qui montent jusqu’aux institutions

Le sujet brûlant a franchi le seuil des réseaux sociaux pour atteindre les bancs du Parlement tunisien. Yassine Mami, un député actif, n’a pas hésité à interpeller la ministre de la culture, Hayet Ketat Guermazi, sur cette question qui touche à l’identité même du pays. Entre crainte de falsification de l’histoire et désir de défendre l’héritage culturel tunisien, le débat s’avère complexe. La ministre toutefois, tout en reconnaissant que le projet soulevait des préoccupations légitimes, a mis en avant l’importance de saisir une telle opportunité pour accroître la visibilité de la Tunisie sur la scène internationale.

Une opportunité culturelle et économique

Jadis berceau de productions cinématographiques d’envergure telle la saga emblématique de George Lucas, la Tunisie peine aujourd’hui à retrouver son éclat des années dorées du cinéma. Pourtant, avec la venue de Netflix et l’éventuelle mise en lumière de ses paysages à travers ce film, un vent d’optimisme souffle sur l’industrie cinématographique locale. La ministre exprime le souhait ardent que même une courte séquence soit filmée sur le sol tunisien, permettant ainsi de relancer l’attrait pour un pays aux multiples facettes, trop longtemps éclipsé par d’autres destinations phares du cinéma mondial.

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Le fait est clair : la Tunisie se trouve à une croisée des chemins, entre la défense d’un patrimoine culturel cher à son cœur et l’aspiration à redevenir un lieu de prédilection pour les réalisateurs et producteurs internationaux. Reste à voir si la flamme de cette polémique sera un feu de paille ou le prélude à un renouveau de l’industrie cinématographique locale.

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